• Un trou dans la tête

     

    Un trou dans la tête

     

    Photo : L.Forestier

    Derrière ton crâne, il y a cette cavité donc.
    S'y engouffrent
      à vitesse VV' tes peurs tenaces.
    Celles qui collent, colmatent les tréfonds,  histoire de bien faire remonter conneries et bassesses en tous genres.
    Il y a eu les heures sombres.
    Les heures creuses.
    Celles qui ont filé.
    Aussi, après.
    Il y a eu un peu de peau, un peu de chagrin, un coin de table, partagée pourtant, parfois.
    Une barrière dressée contre le doute, le tien probablement.
     

    A trop espérer que rien ne dure jamais, tu as brisé en deux ta propre longévité.
    Les miracles ne surprennent finalement que ceux qui les attendent, les autres font gentiment la file.
     Y a pas eu d'erreur, pas de responsable.
     

    Simplement les heures qui passent et qu'on regarde,  comme des cons, en espérant que ça ne se termine pas trop mal. 

    Le foutage de gueules général en somme. 
    Rattrapé par sa connerie l'Homme fonce droit comme un I en italique vers son destin.
    Dieu vomit les tièdes, tu es au fond de la cuvette et tu grattes encore l'émail.
    De la merde, du sang, du sperme... Rien. De l'eau, du gaz, de la bile. 
    Tu peux gratter y a rien à trouver. 
     Tout est à vendre.
     

    Foutages de gueules émulsionnés par Télévision écrans plats vendus  en série.  


    Tu saigneras ton Père et ta Mère.
    Tu dois.
     
    Il y a eu
      les heures creuses.
    Elles étaient là, se foutaient du décor il fallait absolument faire comme tout le monde alors tu as essayé.
     
     

    Chaque fois tu te trompes. 

    Tu n'es pas le bon format. 

    Tu n'as pas le bon format. 

    La béance dans ta boîte crânienne est une douleur sourde.
    Personne ne la voit mais tu la sens.
     
    C'est insoutenable d'être à ce point différent et de vouloir absolument ressembler à tout ce que tu ne seras jamais.
    Quand t'as posé le 
     foret de la perceuse sur ta tempe c'était pour déconner. 
    Tu te fous d'être grotesque t'en es pas là. 
    Tu ne ressembles à
      rien de ce qui se fait sur le marché de la baise alors penses-tu ! Tu n'es pas à ça près.
    Non juste tu voulais voir. 
     


    Peut-être que tu trouvais ça 
     classe finir sur un coin de parquet bon marché une perceuse IKEA à la main? 

    Tu saignes, tu blêmis, tu gémis. 

    Tu es comme tout le monde finalement... 

    Enfin plus tout à fait,  

    T’es juste passée du statut de sombre conne à celui de connasse putride. 

    Tu es morte. 

     

    Et je t'emmerde. 

     

     

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